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Simulateur Solde de Tout Compte : Calcul Gratuit en Ligne

Julien juillet 3, 2026 11 min de lecture

Vous êtes en fin de contrat et vous vous demandez combien vous allez toucher ? Le calcul du solde de tout compte semble compliqué et vous voulez éviter les erreurs ? Vous avez besoin d’une estimation rapide et fiable de vos indemnités ?

Cet article vous donne accès à un outil simple et gratuit pour calculer votre solde de tout compte en quelques clics. Vous trouverez aussi des explications claires sur chaque élément de la somme versée pour tout comprendre.

Notre simulateur de solde de tout compte en ligne

Utilisez notre simulateur pour obtenir une estimation immédiate de votre solde de tout compte. Remplissez les champs ci-dessous avec les informations de votre contrat de travail.

Calculateur de Solde de Tout Compte

Estimation de votre solde de tout compte (Brut)

–,– €

Comprendre le calcul : les 5 éléments clés de votre solde de tout compte

Le chiffre final de votre solde de tout compte est une addition de plusieurs sommes. Pour bien vérifier le montant, vous devez comprendre à quoi correspond chaque ligne. Voici le détail des éléments qui composent ce calcul.

1. Le dernier salaire dû au prorata

Votre contrat de travail s’arrête rarement le dernier jour du mois. Votre employeur doit donc vous payer le salaire pour le temps de travail réellement effectué durant votre dernier mois. Ce calcul se fait au « prorata temporis ».

Concrètement, si vous quittez l’entreprise le 15 du mois, vous toucherez environ la moitié de votre salaire mensuel. Le calcul exact dépend du nombre de jours dans le mois et du nombre d’heures travaillées.

Exemple de calcul simple :

Pour un salaire brut de 3000€ et un départ le 10 d’un mois de 30 jours, le calcul est : (3000€ / 30 jours) x 10 jours = 1000€ brut.

2. L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP)

À la fin de votre contrat, l’employeur doit vous payer tous les congés payés que vous avez acquis mais non pris. Cette somme s’appelle l’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP). Elle est due dans tous les cas de rupture, même en cas de démission ou de faute lourde.

Pour la calculer, la loi impose de comparer deux méthodes et de retenir la plus avantageuse pour le salarié :

  • La méthode du dixième : correspond à 10% de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence (généralement du 1er juin au 31 mai).
  • La méthode du maintien de salaire : correspond au salaire que vous auriez touché si vous aviez posé ces jours de congés.

L’employeur doit toujours verser le montant le plus élevé des deux. Cette indemnité compensatrice de congés payés est une part importante du solde de tout compte.

3. L’indemnité de rupture de contrat (licenciement, rupture conventionnelle)

Cette indemnité est versée pour « compenser » la perte de votre emploi. Vous n’y avez pas droit dans tous les cas. Elle est due principalement en cas de licenciement (sauf faute grave ou lourde) et de rupture conventionnelle.

Pour un CDI, il faut avoir au moins 8 mois d’ancienneté sans interruption pour toucher l’indemnité légale de licenciement. Le calcul de base est le suivant :

  • 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années.
  • 1/3 de mois de salaire par année d’ancienneté à partir de la 11ème année.
Attention : Votre convention collective, un accord d’entreprise ou votre contrat de travail peuvent prévoir une indemnité plus élevée que le minimum légal. L’employeur doit appliquer le calcul le plus favorable pour vous.

4. L’indemnité compensatrice de préavis

Le préavis est la période entre l’annonce de la rupture du contrat et votre départ effectif. Si c’est votre employeur qui vous demande de ne pas effectuer ce préavis, il doit vous le payer. On parle alors d’indemnité compensatrice de préavis.

Le montant de cette indemnité correspond au salaire que vous auriez perçu si vous aviez continué à travailler pendant cette période (salaire de base, primes, etc.). En revanche, si vous demandez à ne pas faire votre préavis et que l’employeur accepte, cette indemnité n’est pas due.

5. Les autres sommes : primes, 13ème mois, RTT…

Le solde de tout compte doit aussi inclure toutes les autres sommes prévues par votre contrat de travail ou la convention collective. Il peut s’agir de :

  • Primes diverses (objectifs, participation, intéressement).
  • Paiement du 13ème ou 14ème mois au prorata du temps passé dans l’entreprise.
  • Indemnité pour les RTT ou jours de repos non pris.
  • Le solde de votre compte épargne-temps (CET) si vous en avez un.

Droits et indemnités : tableau récapitulatif selon votre motif de départ

Le type de rupture de votre contrat de travail change beaucoup de choses sur les sommes versées. Toutes les fins de contrat ne donnent pas droit aux mêmes indemnités. Voici un tableau simple pour y voir clair.

Motif de départ Indemnité de rupture Indemnité de préavis Indemnité de congés payés Droit au chômage (France Travail)
Licenciement (cause réelle et sérieuse) Oui Oui (si non effectué à la demande de l’employeur) Oui Oui
Licenciement (faute simple) Oui Non Oui Oui
Licenciement (faute grave / lourde) Non Non Oui Oui
Rupture conventionnelle Oui (minimum légal ou conventionnel) Dépend de l’accord Oui Oui
Démission Non Non (sauf si l’employeur vous en dispense) Oui Non (sauf cas légitimes)
Fin de CDD Oui (prime de précarité de 10%) Non (le contrat va à son terme) Oui Oui
Départ à la retraite Oui (indemnité de départ) Oui (selon ancienneté) Oui Non

Reçu, paiement et contestation : les 3 étapes à connaître

Une fois le calcul effectué, la fin du contrat de travail suit un processus administratif précis. Connaître ces étapes vous permet de protéger vos droits.

La remise des documents de fin de contrat

À la fin de votre contrat, votre employeur a l’obligation de vous remettre plusieurs documents. Ces papiers sont essentiels pour vos futures démarches, notamment pour France Travail (anciennement Pôle emploi).

Voici les documents obligatoires que vous devez recevoir :

  • Le reçu pour solde de tout compte : Il détaille toutes les sommes qui vous sont versées.
  • Le certificat de travail : Il prouve que vous avez travaillé dans l’entreprise, en précisant vos dates d’entrée et de sortie, ainsi que le poste occupé.
  • L’attestation France Travail : Ce document vous permet de vous inscrire et de faire valoir vos droits aux allocations chômage.

L’employeur doit vous remettre ces documents à la date de fin du contrat. Il ne peut pas attendre.

Le paiement : quel est le délai légal ?

Le versement du solde de tout compte doit être fait rapidement. La loi ne fixe pas un jour précis, mais parle d’un délai raisonnable après la fin du contrat. En pratique, le paiement se fait souvent en même temps que la remise des documents.

Le paiement peut se faire par virement ou chèque. Votre employeur doit s’assurer que vous puissiez disposer des fonds dès la fin de votre contrat. Un retard excessif peut être sanctionné par les prud’hommes.

Faut-il signer le reçu ? Comment contester ?

Vous n’êtes pas obligé de signer le reçu pour solde de tout compte immédiatement. Vous avez le droit de prendre le temps de vérifier les calculs. La signature du reçu a des conséquences importantes sur les délais de contestation.

Voici ce qu’il faut retenir :

  • Si vous signez le reçu sans réserve : Vous avez 6 mois pour contester les montants indiqués.
  • Si vous ne signez pas le reçu : Le délai de contestation passe à 3 ans pour les sommes liées au salaire.
Comment contester ?

Si vous trouvez une erreur, la première étape est d’en informer votre ancien employeur. Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception pour « dénoncer le reçu ». Dans ce courrier, expliquez précisément les points de désaccord et les sommes que vous réclamez.

FAQ – Questions fréquentes sur le solde de tout compte

Voici les réponses aux questions les plus courantes sur le calcul et le paiement du solde de tout compte.

Le solde de tout compte est-il imposable ?

Oui, en partie. Les éléments qui correspondent à un salaire (salaire du dernier mois, indemnité de congés payés, indemnité de préavis) sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales. En revanche, l’indemnité de licenciement ou de rupture conventionnelle peut être exonérée d’impôt, en totalité ou en partie, sous certaines conditions et limites.

Que faire si mon employeur ne me paie pas ?

Si votre employeur ne vous verse pas votre solde de tout compte ou ne vous remet pas les documents de fin de contrat, vous devez agir. Commencez par une mise en demeure par lettre recommandée. Si cela ne suffit pas, vous pouvez saisir le conseil de prud’hommes en référé pour obtenir rapidement une décision.

Mon solde de tout compte inclut-il mes RTT non pris ?

Oui. Si un accord d’entreprise ou votre convention collective le prévoit, les jours de RTT (Réduction du Temps de Travail) non pris à la date de fin du contrat doivent être payés. Ils apparaissent sur le solde de tout compte sous la forme d’une indemnité compensatrice.

Peut-on recevoir son solde de tout compte en espèces ?

Le paiement en espèces est possible, mais uniquement si le montant net est inférieur à 1500 euros. Au-delà de cette somme, le paiement doit obligatoirement être fait par chèque ou par virement bancaire. C’est une mesure de sécurité et de traçabilité.

Un solde de tout compte peut-il être négatif ?

C’est très rare, mais possible. Un solde peut être négatif si le salarié doit de l’argent à l’entreprise. Cela peut arriver en cas d’avances sur salaire non remboursées, d’une utilisation abusive d’une carte de société, ou si vous n’avez pas respecté votre préavis de démission (l’employeur peut réclamer une indemnité). Dans tous les cas, les retenues sur salaire sont très encadrées par la loi.

Auteur

Julien

Passionné d'entrepreneuriat et d'innovation, je partage avec vous les dernières tendances du business français et les success stories qui inspirent notre économie.

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